[Psychologie] Schéma posal par D. H. T.

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[Psychologie] Schéma posal par D. H. T.

Message par D. H. T. le Lun 1 Sep - 14:20

Schéma posal



Ce schéma, dit posal selon mon néologisme (en référence à la volonté de poser l'affirmation de l'individu contre le mouvement du monde qui tend à la nier), que j'ai conçu pour représenter les relations complexes d'interdépendance entre sujet, objet, projet et trajet, se trouve à la base d'une théorie psychologique en cours de développement par mes soins. Le même schéma, ainsi que la théorie en question, ont été brièvement présentés sur un de mes blogs, à l'occasion d'un article de ma main intitulé "Scientifiques de tous pays, désunissez-vous", en date du 9 août 2014 (http://dht-fragments.vip-blog.com/vip/pages/dht-fragments_article5.html). Ces éléments, qui font actuellement l'objet d'un constat d'huissier, sont, comme tout ce que je signe, ma propriété intellectuelle et ne sont pas libres de droits.
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Re: [Psychologie] Schéma posal par D. H. T.

Message par D. H. T. le Lun 8 Sep - 7:11

Dans l'optique d'une mise en relation de ce schéma et de ses implications profondes et détaillées avec la psychologie d'un individu, se profile la possibilité de concevoir plusieurs schémas semblables pour autant d'individus en interaction. Dès lors, il s'agirait d'un hyper-schéma posal, avec autant de flèches réciproques que de sujets concernés par ce système relationnel, mutualisation de plusieurs schémas posaux dans une structure hyper-complexe prévoyant également l'analyse des enjeux et des stratégies de simplification.

L'intérêt serait de repenser l'interaction en des termes psychologiques ou interpsychologiques, voire anthropologiques, civilisationnels, contractuels, et non plus sociaux, le social étant alors défini comme péjoratif car en-deçà de l'axe psycho-juridique, plébiscite de l'individu en faveur du droit dans son intérêt propre, individu par ailleurs susceptible d'accepter voire de reconnaître la nécessité d'une interaction mutuellement bénéfique, à condition qu'elle le soit vraiment, c'est-à-dire que les termes compris dès le départ soient honorés à l'issue de l'échange. Dans le cas contraire, le rejet viendrait s'ajouter comme cinquième terme.

L'un des chantiers de la psychologie posale serait, par exemple, la critique du socioconstructivisme. Au-delà des points de débat dont cette dernière serait un exemple parmi d'autres, l'explicitation développée du schéma s'appuierait sur la relecture des propositions formulées par toute école notamment philosophique, psychologique, médicale, scientifique, didactique, épistémologique, économique, gestionnaire, commerciale ou autre, pourvu qu'elle demeure rationnelle dans son aspiration à un savoir théorique et pratique. Ouvrant des pistes de recherche, elle revendique d'emblée son imperfection et son tribut à l'empirisme, ainsi que l'inachèvement à son horizon. L'un de ses buts principaux est de fournir tout argument favorisant l'aspiration légitime à une vie meilleure pour soi-même.

Concrètement et afin de préciser quelques pistes exploitables autant que perfectibles, son point de départ serait l’entretien, renouvelable d’un commun accord mais sans engagement contrairement à la cure psychanalytique, entre deux individus: le coach/consultant/entraîneur, et le client ou adhérent, selon qu’il s’agisse d’une relation vénale (cabinet privé) ou d’une démarche bénévole au sein d’un collectif dédié (séances de prise de parole en public expertisées et autres débats d’idées constructifs autour de situations concrètes ou de lectures diverses). Le client exposerait un problème relationnel lié à la sphère publique, notamment professionnelle, l’entraîneur se refusant à toute intrusion dans la sphère privée, par respect de l’individu. Pour mieux aborder le problème, il faudrait le comprendre globalement et donc le schématiser, d’où le schéma posal.

Le client serait invité à donner librement sa définition des termes (sujet, objet, projet, trajet), puis à situer le problème dans le cadre de cette quadruple définition. Les deux individus, sur ces bases, entreprendraient une démarche de recherche commune, par exemple de références juridiques et culturelles, textes de lois, livres, articles, documentaires, afin de proposer une solution personnalisée au problème, identifié comme une obstruction au schéma posal de l’individu. A supposer qu’il y ait une solution réaliste et qu’elle fonctionne, c’est en améliorant sa vie publique que le sujet améliorerait son bien-être dans l’ensemble et donc, sans pour autant confier son intimité à autrui, sa vie privée du même coup.

L’intérêt paradigmatique d’une telle approche se mesure à la difficulté reconnue d’intellectualiser le monde de l’entreprise ou de l’administration: quand les salariés sont trop fatigués par le travail pour réfléchir (ou les chômeurs trop déprimés), par paresse ou par désarroi ils se tournent parfois vers de mauvaises solutions car, pour le moins, sans rapport de causalité avec leur problème et potentiellement néfastes à l’autonomie du jugement d’une manière ou d’une autre (pseudosciences, ésotérisme, tarot, astrologie, magie, voyance, confréries, sectes, mafias, superstitions diverses). Comme la définition du schéma posal reste ouverte et à la discrétion de chacun, elle offre la possibilité d’un investissement intellectuel aussi bien minimal (données empiriques et subjectives immédiates) que maximal (apport de la philosophie et des sciences humaines).

Selon le public concerné et son niveau d’exigence, elle irait de la simple aide informationnelle circonstanciée à l’évolution de la pensée générale vers la psychologie scientifique. Elle serait bel et bien un chaînon manquant envisageable, car à moindre coût cognitif et financier, entre la réhabilitation de la raison dans l’enseignement et la recherche, d’une part, et le courant rationnel de certaines cultures d’entreprise, d’autre part, ce toujours en vue d’un double bénéfice pragmatique au terme de l’échange: celui du client et celui de l’entraîneur, qui apprendrait autant du premier que le premier apprendrait du second.

Exemple: un commercial n’atteignant pas ses objectifs chiffrés n’arrive pas à justifier cette défaillance auprès de sa hiérarchie autrement que par une mise en accusation du contexte (crise du secteur, clients peu conciliants) rejetée par les managers; on essaierait alors de mettre en place une stratégie de communication valable aussi bien en interne (identifier ses propres faiblesses et arriver à les exprimer) qu’en externe (aboutir à une meilleure approche de l’entretien en clientèle), ou une tentative de négociation des conditions de travail (objectifs plus modestes), avec deux issues hautement probables de toute façon: objectifs atteints en cas de réussite, démission et candidature dans une structure similaire voire projet de reconversion en cas d’échec. Le départ s’analyserait aussi: garder des relations avec l’ancienne entreprise (parce que susceptibles de redevenir payantes un jour) ou rompre avec ou sans manifestation conflictuelle selon le cas (parce que l’on a eu affaire à des gens qui ne rapportent rien).
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