[Politique] Contre la république française

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[Politique] Contre la république française

Message par D. H. T. le Mer 18 Nov - 16:21

Contre la république française

Ces lignes s'adressent à tout le monde et en particulier à ceux qui ont la mémoire courte. Il fut un temps, en France, où la dénonciation du sarkozisme était consensuelle. Il était de bon ton d'être anti-Sarkozy quand Sarkozy régnait. C'est un des mécanismes du régime en place que d'avoir tout fait pour rendre Sarkozy antipathique. C'était une manière de préparer le retour du PS, parti tout aussi pourri que l'UMP et que les principaux partis politiques. C'était une manière de faire oublier que le régime tout entier va à l'encontre de la population.

PS tout aussi pourri que l'UMP pourquoi? Déjà un constat s'impose. Qu'était cette France sarkozique tant décriée? Une France dont les mairies et les régions étaient tenues par le PS. Donc s'il y avait un mécontentement, il n'y avait pas lieu de l'exprimer seulement contre le parti au pouvoir et son président, mais contre les deux partis au pouvoir. Tenir les mairies et les régions, c'est aussi un pouvoir et même un pouvoir considérable, celui de la proximité et du contrôle sur l'échelle locale, celle qui touche directement tout un chacun au quotidien.

Ensuite on peut constater: que le PS a une aussi longue habitude du pouvoir que l'UMP; que certains de ses membres fréquentent les mêmes cercles prestigieux que l'UMP dont la présidence Sarkozy était issue, voir le club Le Siècle entre autres; que ce parti a été touché par les affaires et par la corruption tout autant que l'UMP; que la France où les juges anti-corruption ont été obligés de se déplacer en voitures blindées, la France où un procureur qui veut faire le ménage contre l'affairisme ambiant se retrouve en disgrâce et mis à l'index, cette France-là est autant la France du PS que de l'UMP; que les uns sont tout autant que les autres à la solde des banques, des actionnaires, de la grande industrie, de la grande distribution et des mafias en tous genres, au détriment de l'agriculture, des petites entreprises qui font pourtant vivre le pays et des petits agents de la fonction publique, abandonnés à leur sort pendant que les hauts fonctionnaires, sous couvert d'opacité des comptes publics, mènent un train de vie prestigieux en détournant l'argent des impôts; que la majorité écrasante des financements publics des partis politiques va à ces deux partis, ce qui montre une faille dans le régime car un cercle vicieux dont on ne sort pas même si les électeurs le voudraient, obligés de financer contre leur gré la campagne et la médiatisation quasi permanente du PS et de l'UMP. Même si on éteint sa télé, il ne se passe pas un jour sans qu'un des fournisseurs d'accès à Internet ne fasse la pub en première page pour l'un ou l'autre de ces protagonistes en évoquant leurs affaires internes, leurs rivalités, leurs jeux d'alliance. C'est un véritable conditionnement.

On peut constater aussi que, sur la question de l'identité nationale, il y a dans l'idéologie de ce régime bipolaire un suprématisme qui a toujours favorisé la domination des pays riches de l'hémisphère Nord en général et de la France en particulier, sur les pays pauvres de l'hémisphère Sud en général et de certains pays africains en particulier englobant le Maghreb. Ils ont colonisé ces pays, ils ont fait venir des gens par besoin de main d'oeuvre pas chère pour l'industrie, ils les ont parqués dans des cités, ils ont refusé de les reconnaître comme Français en niant leur culture, leurs traditions et leurs communautés. Ils continuent à piller les ressources de l'Afrique, à maintenir les peuples sous le joug de dictateurs corrompus désignés par l'Occident, et ils refusent d'annuler la dette des pays pauvres. La responsabilité, et même la culpabilité, en est entièrement partagée entre les représentants de cette bipolarité du régime.

Que peut-on proposer comme alternative? Des solutions s'imposent si l'on veut aller plus loin que ce faux débat de l'identité nationale: arrêter de piller l'Afrique, annuler la dette des pays africains et mettre en place une vraie politique de codéveloppement. Aucun des principaux partis politiques n'irait dans ce sens et c'est bien pour cette raison qu'ils sont tous tolérés et même encouragés par le régime comme s'il n'y avait pas d'autre choix possible. Exit les deux pourritures citées plus haut, le PS et l'UMP. Exit les bobos complaisants comme Cohn-Bendit et les siens, pseudo-écologistes qui ne parlent pas plus d'écologie qu'ils ne la mettent en pratique. Exit le faux troisième homme Bayrou, digne successeur de la mafia Léotard. Exit les apparatchiks convenus adeptes de Mélenchon, un vivier d'opportunistes légitimant la mafia des cités et des passeurs clandestins. Exit le faux ennemi Le Pen et sa descendance arabophobe et islamophobe, payés par le régime depuis des lustres pour jouer le rôle de l'épouvantail de service, avant de se faire réhabiliter, d'acquérir une légitimité jusqu'aux yeux de certains rappeurs qui, quelques années auparavant, ne juraient que par SOS Racisme et par Dominique Strauss-Kahn.

L'homme politique républicain est un parasite qui vit sur le dos de l'honnête contribuable. Il ne coûte rien de rappeler simplement le droit dont dispose chaque citoyen: de voter blanc; de s'abstenir; de voter pour des petits partis, régionalistes ou autres alternatifs obscurs dont on n'entend jamais parler, même si leurs chances d'émerger sont quasi nulles puisque les maires font barrage avec leurs signatures; de refuser de fréquenter les hommes politiques et les cercles de pouvoir, les loges et autres confréries de notables et de valets du régime, ce refus étant une question de dignité. La meilleure manière de venir à bout de la république du copinage dénoncée à juste titre, c'est de refuser d'y prendre part.

Tout ce système ne peut perdurer éternellement. Il y a une sorte de justice immanente qui pousse l'incohérence d'une politique à sa propre chute. Et cette incohérence, c'est surtout le mépris envers le peuple: mépris envers le peuple issu de l'immigration, mépris envers le peuple natif, mépris envers le peuple des régions, mépris envers le peuple pauvre comprenant les travailleurs précaires, les chômeurs et les SDF, mépris envers les individus en général qui composent le peuple. Pourtant le peuple, en dépit de ses nombreux défauts, vaut mieux que les prétendues élites car il est la base. C'est la base qui, par son travail ou par le travail qu'elle pourrait fournir et qui lui est refusé, fait vivre le sommet.

Il ne coûte pas davantage de rappeler le fait que la gauche et la droite sont des notions galvaudées par le débat officiel: chaque fois qu'un article de l'actualité parle de la gauche et de la droite, c'est en référence officielle à la localisation dans l'hémicycle parlementaire et aux protagonistes qui l'occupent, principalement le PS et l'UMP. A cette référence s'ajoutent éventuellement quelques représentants d'autres partis médiatiques et non moins adoubés par le consensus politico-médiatique dominant. La presse a donc tendance à utiliser les notions de gauche et de droite: sans définition ni argument idéologique; comme si les partis politiques cités étaient idéologiquement de gauche ou de droite, ce qui est contestable; comme s'ils avaient le monopole de la gauche et de la droite; comme s'il n'y avait pas d'autre point de vue possible sur le débat. Il convient de dénoncer ce galvaudage dangereux. En terme de représentativité, la vraie gauche et la vraie droite tendraient plutôt à se situer hors du débat officiel, dans les aspirations de l'électorat populaire si mal représenté par un parlement et par des institutions qui ne l'écoutent jamais. La démocratie n'existe pas encore. Voilà pourquoi, contrairement à ce que prétend le mensonge historique, les citoyens n'ont jamais pris les armes.

Voici des solutions à envisager: la vraie démocratie, ce n'est pas le pouvoir de la majorité mais le droit des individus, de chaque individu qui compose le peuple. Il faut donc ériger la démocratie en régime, et non plus en simple système au sein de la république, afin que chacun puisse revendiquer le respect de ses droits dans un esprit équitable autant qu'égalitaire. Pour ce faire, il conviendrait d'abolir tous les privilèges de la fonction; de permettre à tout citoyen de se présenter librement aux élections sans obligation de signatures de maires; de privilégier la démocratie directe et la voie référendaire; de pousser la décentralisation jusqu'au fédéralisme des régions; de reconnaître la proportionnelle intégrale au parlement ainsi que le vote blanc aux élections; d'être à l'écoute des citoyens pour mettre au point le programme des partis politiques.

Afin que cette liberté démocratique ne bascule pas dans l'anarchie ni dans la barbarie, le pôle démocratique gagnerait à s'équilibrer par un pôle autoritaire: en donnant des moyens massifs à la police et à l'armée pour veiller à la sécurité du territoire et au respect des lois; en renforçant le pouvoir des institutions et la solidarité civile par un Etat fort qui soit à la fois Etat de droit et services publics, grâce à des nationalisations massives et non négociables.

Dans le même temps, on confierait un maximum de pouvoir aux régions sur la fonction publique afin d'assurer un contrôle démocratique des services. On convertirait autant que possible la macro-économie du secteur privé en micro-économie. On obligerait les grandes entreprises à mettre un terme à leur croissance. On aiderait les petites entreprises à se développer, en supprimant les charges sociales et autres obligations statutaires afin de permettre à chaque créateur de PME de réaliser ses projets. On pratiquerait activement une politique de plein emploi. On réduirait l'écart entre formations et débouchés. On adapterait les cursus aux exigences de la vie professionnelle. On dirigerait les demandeurs d'emploi vers les filières qui recrutent. On faciliterait les licenciements en contrepartie d'une ouverture du marché de l'emploi. On supprimerait le profil du CV pour ne retenir que les compétences. On adapterait les salaires au coût de la vie afin de venir à bout du crédit et du surendettement. On agirait de sorte que flexibilité rime avec solidarité.

On planifierait l'économie. On régulerait la démographie par le contrôle des naissances et par l'abolition des retraites. On stabiliserait la population, œuvrant à une renaissance du monde rural qui permettrait de vivre du produit de la terre, aidant les agriculteurs, arrêtant la déforestation et l'urbanisation sauvage, gérant le nombre d'habitants en fonction des ressources, améliorant la qualité de vie de chacun.

On garantirait les droits individuels contre la société: droit à la liberté, droit à la sécurité, droit à la propriété privée, droit à la solitude et à l'autonomie, droit au respect et à la dignité, droit de bénéficier gratuitement du recours aux autorités judiciaires et pénales en cas de préjudice, droit d'avoir une arme pour se défendre, droit de choisir sa mort.

En résumé: vivre et mourir comme on le souhaite, avec un Etat fort protégeant les citoyens, une libre entreprise à portée de tous, la stabilité d'une économie rationnelle, un travail assuré, un salaire permettant de bien vivre et une qualité de vie optimale pour chacun. Enfin: porter ces aspirations nationales à un niveau mondial, faire en sorte qu'elles profitent à l'ensemble de la planète.
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D. H. T.
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